& C'est ainsi, sur ces quelques mots que ma fiction s'arrête. Pour ceux qui veulent, le dernier chapitre a été posté. Je n'ai pas fait de fin, tout d'abord car je comptais continuer & puis j'ai changer d'envie, & puis parce que je n'ai pas envie d'écrire la suite, elle ne m'inspire plus cette histoire.

Merci à tous ceux qui m'ont soutenus, aidés, encouragés, c'est grâce à vous que je suis arrivé à écrire tout ça. Merci, sincèrement..

Nouvelle fiction ici, en espérant qu'elle vous plaira.

Toujours sur Robert car je n'arrive pas à me détacher de cet homme, histoire différente, chapitres plus long, plus appliqués, retour dans le passé, plusieurs points de vues, plus d'imaginations.. :)

# Posted on Thursday, 06 August 2009 at 12:46 PM

Edited on Tuesday, 18 August 2009 at 5:21 AM

~ Prologue : "C'est l'histoire d'une fille à la vie overbookée, & d'un homme aux tournages de films dans les 4 coins du monde."

~ Prologue : "C'est l'histoire d'une fille à la vie overbookée, & d'un homme aux tournages de films dans les 4 coins du monde."
{ V i d é o }

________B
onjour,
___Je n'ai pas de prénom, ni de nom, je suis l'inconnue ( Oui, une fille, enfin, rien de surprenant ), qui bouquine, & qui se divertit, à travers l'écriture d'une histoire. Si vous ne souhaitez pas connaître la vie palpitante, & surprenante de Camélia Viena Davis-Hadden, fermez cette page, & ne revenez jamais. Camélia déteste son nom, j'ai bien dit son NOM, pas son prénom. Son nom, en entier, lui paraît terrifiant, & rocambolesque. La jeune fille descend d'une lignée de riches. Son père est à la tête de la célèbre banque "Iverna, la banque où il y a tout pour soi!". Alors quand elle passe dans la rue, les gens lui hurlent aux oreilles "Hé chérie, toi aussi tu as tout pour toi!". Quant à sa mère, elle tient l'hôtel "Hobberfield" à New York, dans un quartier 'branché' & 'chic' de Manhattan.
___Camélia est une nana à la beauté banale devrais-je dire. De longs cheveux châtains clair, & légèrement ondulés se bousculent le long de sa clavicule, descendant un peu plus bas que sa poitrine. La jeune femme est très fine, ses bras, ses mains, laissent parfois apparaître ses membres osseux. Son visage est fin, ovale, à la peau blanche, & aux joues légèrement rosées. Mélia, comme son nombre restreint d'ami(e)s l'appellent, a toujours vécu aux crochets de ses parents. Ce n'est pas comme-ci elle ne voulait pas s'en défaire. Bien au contraire.
___Camélia a une passion, le journalisme, la curiosité lui change sa vie. Enquêtrice dans l'âme, elle traque, chasse, telle une sauvage, la moindre chose qui peut lui faire promouvoir un nouvel article, qu'elle écrira, mais que personne ne verra jamais. A la place de ce métier, la jeune femme de 18 ans, se doit de poser dans des tenues trop-hype-chic-nouveau-fashionnable-classe-que-toutes-les-nanas-bonnes-veulent. Vous l'aurez donc compris, le mannequinat. Passionnant n'est-ce pas ?
___"Souris Mélia, souris" lui disait le photographe Yann Stuperfield. Alors, elle luttait contre ses lèvres, les obligeant à ne pas se recroqueviller sur eux-même, laissant apparaître ses fines dents blanches.
___C'est dans une ruelle étroite & sombre que l'histoire commence..
_________Aurevoir, à bientôt.. Peut être.
___________________________________________________________________

Si vous souhaitez être prévenu de la suite, faîtes-le moi savoir.
Tout commentaires est accepté, toutes critiques aussi, mais j'attends des critiques formulés, & pas de critiques sans justification.
/!\ Je précise aussi que cette histoire n'est que le fruit de mon imagination & que je ne suis pas une nana qui croit que cette histoire se réalisera, ceci est UNE FICTION, écrite par plaisir, & rien d'autre.
Toutes les photos ont été retouché par moi-même, vous n'avez donc pas le droit de les prendre.

_____________________B o N n e__L E C T U R E .

{ Petit COUP de PUB, pour deux blogs spéciaux : - 2h01am, une jolie fiction, bien écrite & constructive, une blogueuse gentille. A VOIR!
- Forget-Meet-Pattinson, un autre jolie blog, bien écrite, classe. Une blogueuse adorable aussi! A VOIR!
En gros deux personnes qui me soutiennent beaucoup & que je remercie avec une pub, la seule chose qui est en mon pouvoir malheureusement.. }

# Posted on Friday, 03 July 2009 at 5:10 AM

Edited on Saturday, 11 July 2009 at 5:13 PM

* Chapitre I

* Chapitre I
{ M u s i c }

« C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut. »

Fight Club

___La ruelle paraissait sombre, étroite & désordonnée. Des sacs poubelles traînaient le long des détritus d'objets en tous genres. La nuit était paisible, & venait de tomber, sur le quartier de Manhattan. Parmi les détritus, l'odeur pestilentielle, & les chats, une silhouette se recroquevillait contre la paroi d'un vieux mur. Il s'agissait d'une femme ; Hurlant à la mort. Ses cris de détresse ne réveillèrent pas pour autant quelqu'un. La femme semblait souffrir, se débattre & combattre. Peu à peu, ses cris se dissipèrent. Une minute passa, seul le bruit des véhicules se faisaient entendre près de la ruelle. Un petit cri aigu, celui d'un enfant, surgit de celle-ci. L'enfant pleurait, il pleurait.. Tel un enfant qui jouissait de respirer, pour la première fois . "& C'est ainsi que naquit Camélia Viena Davis-Hadden, mon bébé." A la lueur du lampadaire, il était facile d'apercevoir le sexe féminin de ce bébé à la peau violette. Viena, la maman, se recroquevilla contre sa progéniture, le sourire aux lèvres, la peau translucide & les cernes aux yeux.. La femme venait de mettre au monde son enfant seule, dans une rue sordide de New York, & dans le froid glacial du mois de mars.

Dix huit ans plus tard.

___Dans une avenue chic de New York City, parmi les riches entrepreneurs, les stars, les cinéastes, & les réalisateurs, une maison comme toutes les autres, trônait au milieu de l'avenue. L'entrée était parsemée de fleurs de toutes sortes. Un jardinier entretenait le tout, 3 fois par semaine. La maison semblait grande, sur deux étages. Elle ressemblait à ces vieux manoirs anciens, sauf que cette maison était neuve. L'intérieur était spacieux, muni d'une grande cuisine aménagée, combinée à un bar américain, d'un salon/salle à manger avec un home cinéma. Le reste de la baraque était comme la pièce précédente, riche en matériaux, lits, jacuzzi, dressings, salle de sport, salle de jeux.. Seule une chambre se différenciait des autres. Celle de la fille unique de Mr & Mrs Philipp Davis & Viena Hadden, Camélia. La chambre était plutôt grande, avec un look plutôt rock, les murs étaient parsemés de feuilles tirées de magazines, des artistes, des chaussures, des marques de cigarettes, des journaux.. Des CDs étaient même collés sur les murs. On apercevait guère la tapisserie à rayures orange, rose, blanche, violet & bleu de cette spacieuse chambre. Des fringues traînaient le long du lit, des dizaines de livres recouvraient une tâche de café au lait sur le parquet, autant dire que la pièce était complètement désordonnée, comparé au reste de la maison. La salle de bain, elle, était dans le même état, des dizaines de tubes de crèmes, de trucs & choses jonchaient sur le lavabo - tout était neuf. Camélia, suite à son mannequinat, avait eut droit à des tonnes de cadeaux de tous styles, fringues, beautés.. Mais rien ne lui servait. En effet, Camélia n'était pas une 'espèce de poupée de chiffon' comme elle disait ; La jeune femme était mannequin contre son gré, s'habillait comme une 'pouf de marques, de mini-jupes & de moumoutes' comme elle disait aussi, pendant ses séances de mannequinats. Dans la rue, elle était totalement différente, slims, converses, chemises écossaises, à carreaux, t-shirt punky rock & j'en passe. Un style totalement à elle, qui d'ailleurs, étonne les paparazzis & les inconnus qui l'a connaissent qu'en tant que mannequin & qui sont choqués par son comportement.

~

___Un matin comme tous les autres, la jeune femme s'éveilla doucement, s'étirant, baillant. Ses longs cheveux parsemant son visage, de grosses cernes sous les yeux, elle espérait aujourd'hui, avoir au moins un minimum de répit, mais elle n'aurait pas dû penser cela. La porte s'ouvrit à la volée & Viena { Sa mère } apparut au seuil de la porte, énervée & froide.

- "Enfin! Il était tant, allez lève-toi, allume ton ordinateur, des dizaines de mails t'attendent, réponds-y tous, dans 10 minutes je veux te voir habiller, la coiffeuse passe bientôt, il est tant qu'elle te refasse une beauté. La maquilleuse passe 1 heure plus tard, c'est-à-dire à 7h, ensuite on part pour.."


Cela risque de vous surprendre n'est-ce pas ? Pour Mélia non, elle connaissait cet emploi du temps par coeur, elle le faisait 5 jours sur 7, mais ce fût aujourd'hui qu'elle ne pouvait plus le supporter.

- "Oui maman, ensuite a 7h05 & 30 secondes, on part pour le studio, on arrive là bas à 7h30, & Yann sera là, je poserais pour lui avec les vêtements Jean-Paul Gauthier pour la collection 2009-2010, oui oui oui."

___Camélia soupira, se leva, ayant même du mal à tenir sur ses jambes, elle réussit tout de même à aller jusqu'à son ordinateur, se tenant aux murs. L'ordinateur étant performant, s'alluma en peu de temps. Tout de suite, des dizaines de mails s'affichèrent :
Mélia, ramène-moi la robe Gauthier demain absolument.
Mélia, si tu ne viens pas à l'heure jeudi au rendez-vous je romps notre contrat.
Mélia, le nouveau magasin Burberry ouvre ses portes jeudi à 9h à NY, tu dois absolument y aller.
..Mélia fait ceci, Mélia fait cela..


___Mélia n'en pouvait plus, depuis ses 16 ans elle supportait ses comportements. Elle se sentait rabaissée, honteuse. Cela en était finit! Elle ne voulait plus de tout ça. Le fait de recevoir des ordres de tout le monde, même d'inconnus, & de devoir faire tout à la lettre devenait insupportable. Elle éteignit l'écran de son ordinateur, glissa de son siège, s'apprêtait à aller se préparer..

- "BON TU TE DEPÊCHES CAMELIA HADDEN!"


___Son pouls s'accéléra, ses mains se crispèrent contre son visage, marchant à petit pas, elle se recroquevilla contre son mur. Ses jambes se plièrent, & elle se retrouva en peu de temps à genoux contre le parquet glacial, la tête contre le mur, les larmes montant aux yeux, tandis qu'elles tombèrent sur ses fines joues. La jeune femme supportait cela pour l'amour de ses parents. Elle voulait qu'ils soient fiers d'elle, mais ils ne voyaient en sa fille, que l'argent, la fierté, la popularité. Etant majeure, elle savait parfaitement ce qu'il lui restait à faire. Se levant rapidement, Mélia fonça dans son dressing, faisant tomber tous ses vêtements des étagères dans la grosse valise, fermant le tout avec difficulté. Dévalant les escaliers sa valise à la main, elle ne prêta pas attention à sa mère & commença à partir vers la porte d'entrée de sa maison.

- "Que fais-tu Camélia ?" Demanda sa mère à la fois surprise & mélancolique.
- "Je me casse, c'est fini, je n'en veux plus de cette vie, je n'aime pas ce que je fais. Pendant trois ans, j'ai consacré mes journées à poser pour des inconnus, à gagner de l'argent pour que vous vous achetiez une nouvelle voiture, à gagner des crèmes de beauté qui finiront à la poubelle, mais maintenant je n'en veux plus de tout ça."
- "Tu rêves ma petite fille, tu ne sortiras pas de cette maison, ai-je été assez clair ?"
Le ton de la voix de sa mère était dur, distant & froid. Elle semblait énervée, mais pourtant si calme, & si sûre d'elle, ce qui fit rire aux éclats sa fille, sous la stupéfaction de sa mère.
- "Laisse moi rire maman. Quel âge ai-je ?"
- "17 ans."
Rétorqua sombrement la femme.
- "Eh bien non, on voit dis donc que tu me souhaites souvent mon anniversaire. J'ai 18 ans maman, & la majorité s'obtient à 18 ans. Tu ne peux plus m'empêcher de rien à présent." Mélia semblait décontractée & calme. Elle savait parfaitement contrôler ses sentiments, faire en sorte que personne ne se rende compte de rien. A l'intérieur d'elle-même, son coeur battait à la chamade, ses prunelles lui brûlaient les yeux, & elle paniquait à l'idée de ne pas savoir où elle comptait aller. La jeune femme savait qu'elle avait encore de l'argent sur son compte bancaire, & que cette argent qu'elle avait gagné lors de ses séances de mannequinats, elle pouvait le toucher qu'au jour où elle aurait atteint la majorité. Ses parents ne pouvaient donc pas y toucher. Elle savait qu'elle regretterait de partir un jour où l'autre, mais peu importe, il était déjà trop tard.
- "Très bien."
- "Je suis désolé maman."
Déclara t-elle faiblement. Camélia voulut s'approcher de sa mère, ne serait-ce seulement lui tenir les mains, mais Viena se renfrogna, recula d'un pas, & finit par s'écrier :
- "Dégage de ma vie, je n'ai plus de fille."

___Camélia tourna les talons, & s'enfuit dans l'aube, sa grosse valise roulant sur le bitume mouillé.

# Posted on Saturday, 04 July 2009 at 11:11 AM

Edited on Saturday, 11 July 2009 at 6:03 PM

* Chapitre II

* Chapitre II

{ M u s i c }
Hommage à notre roi de la pop.

« Bouches-toi les oreilles fort fort fort... Tu entends comme je t'aime ? »
Julien - Jeux d'enfants.

___Le lendemain, le grincement de la boite aux lettres de la famille Hadden-Davis résonna gravement à l'aube d'un nouveau jour.

_______________Papa, Maman.
___Cette décision était certes irréfléchie, mais sachez que pour moi, elle semblait la meilleure. Cette vie là, toutes les nanas l'auraient voulu, mais moi non. J'ai toujours fait cela pour que vous soyez fière de la fille que vous avez. Mais il y a un moment où les coiffeuses, les maquilleuses, les crampes à force de rester sur une même position pendant 10 minutes, les sourires forcés à vous éclater la gencive, cela ne peut plus durer.
___J'ai toujours rêvé d'aventures, de renversements, de nouveautés. A fouiller n'importe ou. Tel un lion qui recherche sa proie. & Je dois avouer que ce n'est pas dans les vêtements de marques que je trouverais. Vous savez, cette petite 'chose' qui manque à ma vie. En tout cas, vous pourrez toujours compter sur moi, il vous suffit de me contacter. Mais ce n'est pas à moi de revenir. Un jour vous me verrez dans un magazine, dans une pub, dans la rue, dans je-ne-sais-quoi, & là vous direz « Ma Camélia ! ». Je vous montrerai que je ne suis pas faîtes 'que' pour le mannequinat, que ma vie est dans un autre monde, dans un monde différent.
___Je serai toujours votre fille, malgré ce que maman tu as pu en dire, & je suis fière de l'être. Je vous montrerai qu'il est possible de vivre sans être aux crochets de ses parents.
___Derrière ces piles de vêtements que j'ai eut en cadeaux, je vois du nouveau.
___Maman, penses-tu que si j'étais resté à la maison je toucherai la statue de la liberté ? & Bien non. Penses-tu que les rues de Brocklyn seraient un jour visité par moi-même ? Non plus. A cet instant je serai encore la petite fille à papa & maman, qui posera pour la 146ème fois pour une publicité qui passera 2 jours à la télé & qui disparaîtra après.
___Pardonnez-moi. J'espère que vous le ferez un jour. Sachez que je vous aime, merci pour tout, pour votre éducation, ce que vous m'avez apporté, & surtout merci, merci de m'avoir fait sortir de cette routine égarante, grâce à votre comportement.
______________________________________Votre Camélia.


___L'écriture fine & légèrement penchée de la jeune femme devient pour sa maman de plus en plus flou, jusqu'à ce que des flots de larmes se déversent sur les joues de Viena, & en viennent à la lettre. Aussitôt, l'encre paraissait renaître d'elle-même. La couleur bleue nuit, devient aussitôt bleue ciel, jusqu'à se flouter & que les petites lettres de Camélia disparaissent complètement. Comme-ci les péripéties de son départ sombrait dans le fond de l'océan bleu ciel..
___________________________________________________________________

___New York City. La ville qui a tout pour elle. Des avenues qui s'étendent sur des dizaines de kilomètres. De Time Square à Brocklyn, de quartiers chics en quartiers chics, des magasins quinze fois plus grands que ta maison, la statue de la liberté qui te salue à ton arrivée, la ville de tous sourires, le bonheur, la vie à pleines dents. Autant dire qu'en ce mois de décembre, malgré l'atmosphère glaciale de ce temps d'hiver, où la neige coule à flots sur les toits & la périphérie de New York, Camélia Viena Hadden-Davis, croque non-pas la vie à pleines dents, mais bel & bien la neige. Jetant des billets de je-ne-sais-combien-de-dollars à des inconnus mendiants dans la rue, la jeune femme passe d'avenues en avenues, se souciant guère de la neige qui s'engouffrait dans ses cheveux, son cou, sa clavicule, son dos, ses hanches.. "Ah, c'est froid!". Hé oui, c'est froid la neige Camélia.

___Si vous saviez comme elle se fichait d'attraper une pneumonie, pour la première fois de sa médiocre existence ; Elle vivait.

___ C'est tout bonnement pathétique comme comportement. Mais quand on sort d'un cauchemar, on a envie de rêver de bonheur n'est-ce pas ? Eh bien, elle le goûte. Munit de son reflex numérique, qu'elle a dû payer un paquet de frics, la jeune femme photographie tout ce qui l'intéresse, un remuement de doigt, le simple 'pliage' d'un os, un simple clic, & l'arrêt de vie totale est dans la boite. Si seulement le monde pouvait s'arrêter de tourner quand on le souhaitait tout comme une photo. & A ce moment là, Camélia aurait bien voulu. Rien le fait que de voir des gens rirent, sourirent, être heureux, l'a rendait elle-même heureuse. Elle se contentait vraiment de peu. Un petit banc à l'écart de tout, la jeune Hadden-Davis s'y agrippa. C'était son banc habituel, celui auquel elle s'y asseyait depuis des mois. S'extirpant du monde réel, elle se mit à écrire de son écriture 'pattes de mouches' le peu d'inspiration qui lui vint en voyant ces gens.. Vous souhaitez lire son brouillon ? Attendez..
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_P O I N T___DE ___V U E___DE___C A M é L I A .__________________________________________________________


___Si vous saviez, le bonheur quoi, le bonheur mes amis. Des petites gamines souriaient à en rendre heureux plus d'un, des gens achetaient des vêtements en masse, d'autres s'embrassaient, certains se ruaient sur des sois-disantes stars qui se promenaient dans la rue, des paparazzis traquaient les moindres starlettes.. & Moi j'étais là, assise sur ce vieux banc de bois & je souriais.

"..C'était Noël, les repas en famille, les cadeaux, les amis, la famille, & tout ce fric dépensé pour le bonheur des autres. C'est beau. Mais aviez-vous pensé, pensé à ces gens dans la rue, dormant dans des matelas remplient de puces, de poux, des gens qui manquent d'argents, de nourritures, qui chaque nuit succombent aux froids, & se doivent de dormir dans des foyers où parfois le manque de places est tellement énorme, qu'ils se doivent de geler dans les rues ? Alors que nous tous, vous, lecteurs, moi-même, stars, bourgeois, racailles, nous vivons entre quatre murs, dans un univers chaud.."

___Aujourd'hui, je défendais les pauvres, demain je parlerais de ces paparazzis qui chassent les petits 'jeunots' de stars. Qui d'ailleurs, n'ont rien demandé, mais qui se coltinent des paparazzis en chaleur de rumeurs. Après avoir fini mon article, j'eus envie de photographier le monde autour de moi, mon reflex à la main, je zoomais les 'choses' par simple curiosité, mais ce jour là, quelque chose m'arrêta net. Un truc, enfin un garçon je crois, pile au moment où mon puissant zoom s'approchait du label 'Dior', vint se poster en plein dans mon champ de vision, appareil photo à la main. & Devinez ce qu'il prenait ? Eh bien moi. Quel imbécile.

___Bizarrement, ce mercredi 23 décembre, à 15h41 minutes & 35 secondes, je savais ce qu'il me restait à faire. Me jetant de 'mon' banc, un jet de neige s'engouffra sur mon pantalon, ma cheville craqua, mes genoux se fléchirent, & mes fesses s'aplatirent sur le sol glissant et froid. Aussitôt, quelqu'un se rua sur moi, tel une furie, me tenant avec force, m'extirpant du sol, en m'arrachant d'ailleurs la peau des hanches, mais bon, c'est l'intention qui compte.

- "Merci", murmurai-je d'un ton amer, avant de sourire à l'inconnu humblement. Il gesticula brièvement de la tête, avant de.. De quoi déjà ? Je ne saurai vous exprimer son visage. Il me faisait peur. Ses yeux avaient soudain une soif de curiosité, son visage s'illuminait, il resta planté là, devant moi, avant que j'intervienne.
- "Que se passe t-il ? J'ai une verrue sur le nez ?" L'homme explosa d'un rire féroce, avant de m'entraîner dans les profondeurs de l'avenue. Je ne pus rien dire, il m'emmena avec une telle rapidité vers une espèce de 'kiosque', puis me planta un journal devant les yeux. A la vue de la page, mon visage se transforma.. En massacre.

_______LE VIEUX BANC D'UNE JEUNE INCONNUE.
"...Cela faisait des semaines que notre révélateur voyait cette jeune fille recroquevillée sur ce banc, qu'il pleuve, qu'il vente, elle ne cessait de combattre le froid, pour écrire & ré-écrire..[...]..à force de l'observer, notre jeune inspecteur tomba rapidement sur quelques feuilles de brouillons, que cette inconnue a dû oublier sur le banc. & Là ce fut comme il nous l'a dit 'le déclic'. Elle semblait faîtes pour ce métier, avec son écriture de 'pattes de mouches', son reflex, sa curiosité, ses mimiques.."

- "C'est quoi ça ?"
Marmonnai-je choquée à mon interlocuteur d'un ton mauvais. "Qui a fait ça ? Pourquoi ce mec a publié mes brouillons, enfin c'est quoi ce bordel, il connait les droits d'auteurs ce couillon ?" Je sentais une puissante colère me subjuguer, était-ce une mascarade ? Qui était cet - idiot - pour rester poli, ayant eut l'idée d'aller donner cela à un magazine aussi.. Réputé.
- "Enfin Mademoiselle, regardez autour de vous, vous ne voyez pas comment les gens vous regardent différemment lorsque vous êtes assise sur votre banc. Vous avez votre marque de fabrique. La fille au vieux banc. Il ne vous reste plus qu'à vous en servir, & à - si c'est votre rêve - devenir une grande journaliste/reporter."

___Etait-ce un rêve ? Ce n'était pas possible. Qui aurait cru ? Auriez-vous pensé cela de moi ? Moi, Camélia Viena Hadden-Davis, 18 ans, ancienne mannequin. Je ne recherchais que l'inspiration, & à quoi ai-je eut droit ? A des compliments, à un inconnu timbré qui me montre la voie du bonheur. Quoi que, il me reste encore une chose à retrouver, à étrangler sur place l'inconnu qui a été rendre public MES articles, mais à aussi le remercier. Je me faufila alors dans le subway, impatiente de rentrer dans ma minuscule chambre d'hôtel, à la recherche d'information sur ce magazine, son point d'implantation aussi, histoire que j'aille menacer le directeur avec un fusil à pompe s'il ne me donne pas le nom de cet inconnu.

___Tapant avec légèreté le nom 'Apple is good', & oui, c'était le nom du magasine en question. Nom débile, pour un magasine connu dans tout l'est Américain. & Paf, prends ça lecteur(e)(s), ça t'apprendra à te moquer de son - moche - nom. En plus, je tapais cela sur un ordinateur portable 'Apple' vive les coïncidences! Aussitôt, un flot de résultat m'apparut sur la page de Google. Le site officiel de ce fameux magazine me fit aussitôt face, je m'y faufila directement, usant de ma malignité pour trouver l'adresse de ce magazine écrit en écriture taille 8 tout en bas à gauche d'une page où personne ne va jamais :

_____________APPLE IS GOOD'S MAGASINE.
_____________256 RUE FUSHER DOUGLAS
_____________NEW YORK CITY.


___Oh oh oh. Je t'ai trouvé. Gare à toi cher inconnu, je vais te traquer, tu verras, je vais t'attraper! Ahahah, je riais à l'avance de ma connerie.

# Posted on Monday, 06 July 2009 at 10:53 AM

Edited on Saturday, 11 July 2009 at 6:04 PM

* Chapitre III

* Chapitre III
{ V i d é o }

« Si tu veux quelque chose dans la vie, prends le. »

Into the Wild.

___Le rire glaciale de Camélia résonna dans toute la rue Fusher-Douglas. Un mince sourire aux lèvres, elle s'extirpa de ses pensées, reprenant aussitôt un visage sombre. La neige avait fondue, le soleil reprenait le dessus, & ce n'était pas pour autant que cette rue était belle, vivante. Chaque maison/immeuble, était - pour la plupart - abandonné, ou dans un piteux état. A son plus grand regret, seul le gigantesque immeuble de 'Apple Is Good' était dans un état.. Flamboyant. Aucune trace de pauvreté - sauf un poil de chien sur le trottoir - ornait l'habitacle des journalistes. Bien décidé à se faire 'respecter', elle entra derechef, poussant la solide porte de verres, son reflex autour du cou, son brouillon dans la main droite. L'intérieur l'a surprit. Elle bougonna quelques injures sans importance, avant de franchir la porte d'un pas ferme. Tout était d'une clarté impressionnante. Des dizaines de bureaux s'alignaient comme des rangées de cartons. De grands fauteuils orange ornaient chaque bureau blanc, les lampes éclairaient avec une vivacité effrayante la pièce, & une cinquantaine de personnes gesticulait dans la gigantesque salle 'd'écriture'. La jeune femme souriait. Elle ressentait un bien fou de sourire, sans se forcer à le faire. Elle scruta le haut de la pièce, n'étant pas stupéfaite par le balcon qui faisait tout le tour de la pièce rectangulaire, aux murs jonchés d'affiches en tout genres.

___Juste en face de Mélia, l'accueil lui faisait face, avec, à son bord, une jeune femme au regard méfiant, arrogant, & vitreux. Jusqu'à ce qu'elle...

- "JE LE SAVAIS! Melle Hadden-Davis, vous voilà enfin!"

___..hurle ?!

___Sur sa poitrine, une petite étiquette était accrochée. Cette petite brute se nommait Tenésia. Le cri aigu qu'elle poussa après sa phrase, faillit faire avaler le chewim gum de Camélia. Le bruit des doigts tapant avec une vitesse & une force effrayante sur le clavier des ordinateurs dernières générations cessa aussitôt, les bavardages intempestifs se terminèrent en un rien de temps, & pour couronner le tout, le peu de gens - Juste une cinquantaine - étant présente dans cette pièce, la dévisageait du regard. La colère montait fortement à l'intérieur d'elle-même, elle se racla la gorge, s'avançant à petites enjambées, d'un pas rapide mais avec une certaine classe, ce qui pétrifia la femme.
- "Puis-je parler à votre directeur s'il vous plaît ?" Balbutia Camélia, cassant toute discussion relative avec ce genre de personne. La fameuse 'Tenésia' hocha clairement la tête. Elle saisit le téléphone sans fil posé près d'elle, en composant un numéro à deux chiffres, puis désigna mon nom à son interlocuteur d'une voix sinistre. N'écoutant à peine la conversation, Camélia ne cessait de regarder la pièce, fixant avec curiosité tout ce qui semblait être des objets encore inconnus à son encontre.

- "Melle Hadden-Davis!" S'écria quelqu'un. Un grand homme vêtu d'un costard-cravate, dévala les escaliers en marbre, jonchés en plein milieu de la pièce, menant jusqu'à ses fameux balcons. L'homme avait quelques formes, le visage ovale, au double menton, il s'approcha de la jeune femme, avant de lui tendre la main par politesse, que Camélia serra avec peu d'amitié. "Très bien suivez-moi mademoiselle." L'inconnu m'entraîna dans sa 'caverne', une grande pièce rectangulaire décorée à son goût, avec en son centre, un bureau spacieux & deux sièges en cuir rouge de buffle. "Quel bon vent vous amène ici ? Madame Hadden-Davis va bien je suppose ?"

- "Permettez-moi monsieur, avez-vous lu le dernier numéro paru de votre magasine ?" Il hocha promptement la tête en signe positif. "Eh bien il me semble que vous ayez oublié de lire la page ou le nom de ma mère & moi-même y est formulés." Rien qu'à son regard, il était facile de deviner que Camélia brûlait d'envie d'entendre la réponse de cet homme. Il était le directeur du magasine, & n'était même pas au courant que 'ses' journalistes parlaient en trombe de 'son arrêt' de mannequinat & son départ de la maison familiale. Les minutes où la conversation n'avait que pour sujet 'la vie si intéressante de Viena H-D' il fût enfin le moment ou Camélia prit les rennes en main. "Puis-je voir 'mes' brouillons que 'quelqu'un' vous a déposé ?" Camélia parlait avec une perspicacité étonnante. Elle paraissait totalement sûre d'elle, alors quand réalité elle manquait totalement de confiance en elle. La jeune femme s'exprima avec une classe dérangeante, qui empêchait même l'homme de s'exprimer clairement. Il ouvrit les tiroirs de son bureau un par un, cherchant avec hâte, un sourire béat sur son visage, les chefs d'oeuvres de notre chère 'future' journaliste.
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_P O I N T___DE ___V U E___DE___C A M é L I A .__________________________________________________________


___De sa main gauche & tremblante, il tendit mes vieilles feuilles de brouillons, ou la teinte du papier avait prit une allure 'blanc cassé'. Il me fallut.. Mhmm; Allez.. Deux secondes, pour m'apercevoir que ces brouillons n'étaient pas les brouillons que j'avais composé sur ce vieux banc pourri, mais qu'il s'agissait de brouillons d'auparavant. Un frisson me submergea le corps, mes pensées fusaient dans tous les sens dans ma tête, ma bouche s'ouvrit en grand. Je compris enfin, ma mère était dans le coup. Il me fallut un certain temps pour imaginer ma mère fouiller dans ma chambre vide, à la recherche d'indice, puis tomber sur ces brouillons & les publier.. La colère montait dans ma gorge, tel un chocolat brûlant qui la traversait & me la brûlait. Mon coeur - quant à lui - brûlait d'un mélange d'amour & de mépris.

___La scène se passa à une vitesse fulgurante. Des bruits de talons retentirent sur le sol dur du premier étage de l'immeuble, se dirigeant à grands pas vers le bureau du directeur. Il m'était facile de reconnaître la voix aigu de Tenésia, mélangée à une autre voix que je ne percevais presque pas. La porte s'ouvra à la volée. De longues & fines jambes, un tailleur noir, une silhouette fine & féminine, de longs cheveux châtains mélangés à quelques cheveux blancs, & un visage familier. Très familier.

- "Que fais-tu ici ?" Balbutiais-je avec difficulté. Je tentais tout de même de respirer, regardant la silhouette familière de ma mère faire irruption dans le bureau. Ma mère arqua un sourcil, comme surprise. Un sourire narquois se dessina sur ses fines lèvres, laissant apparaître ses dents blanches. Elle me fixait avec dégoût, comme-ci j'étais une inconnue, une personne qu'elle découvrait pour la première fois, me dévisageant de la tête aux pieds. Viena s'approcha de moi, posa sa main froide sous mon menton, me relevant la tête brusquement.
- "Ecoute-moi bien Camélia Viena Hadden-Davis, je venais dans ce bureau bien avant que tu te retrouves dans mon ventre, je ne pense pas à avoir à recevoir une telle leçon de toi." Devenait-elle folle ? Je lui posais une simple question, une question sur sa venue ici, alors qu'elle savait pertinemment que j'étais ici. Elle ne semblait pas désorientée par ma présence, bien au contraire, elle en riait. Je commençais enfin à comprendre la manière dont je devais m'y prendre avec Viena.
- "Je te remercie pour avoir envoyer mes brouillons ici." Répondis-je un mince sourire enjoué aux lèvres, la scrutant avec questionnement.
- "Tu n'as pas à me remercier, ce n'est pas de ma faute si ces brouillons débiles sont tombés entre les mains d'un être sans cervelle qui a eut l'intelligence de les remettre ici." S'écria t-elle d'un ton autoritaire, scrutant sans dévoiler ses sentiments, le ciel bleu. Enfin nous arrivions aux faits de l'inconnu.
- "Puis-je savoir qui est cet inconnu ?" Ma curiosité me dévorait de l'intérieur, j'avais la soif de curiosité, l'envie de voir le visage de cet inconnu, de le tuer pour son acte, mais de le remercier pour avoir rendu ma mère plus hystérique qu'avant.
- "C'est un jeune homme..Mhmm, un musicien.. qui a faillit se retrouver par terre à cause de tes brouillons qui se sont retrouvés - je ne sais pas comment - sur le sol, au lieu d'être dans la poubelle comme ils y étaient au départ." Pour la première fois de ma vie, ma mère m'impressionnait. Non pas en positif, mais en négatif. Pour la première fois de mon existence, elle montrait à cet homme la femme qu'elle était vraiment, n'en ayant aucune honte. Je me demandais même à ce moment là, si elle n'avait pas oublié sa présence. "..Il a été intrigué par tes récits rocambolesques, &.. Enfin bref."
- "Ai-je un moyen de la contacter ?" M'écriai-je. Mon visage restait plat, je ne dévoilais aucun sentiments devant Viena, de peur qu'elle se serve de mes faiblesses par s'attaquer à sa progéniture. Viena se racla la gorge, elle baissa les yeux, se retourna, & me fixa avec un regard déconcertant. Sa main passa en vitesse dans son sac à main en satin, avant d'en sortir un minuscule bout de papier. Le numéro y figurait sans nom, écrit d'une grosse & grotesque écriture, celle d'un homme :

___________________0678 456 34.

___Lorsque je releva la tête, ma mère avait disparu, me laissant seule avec mes centaines de questions 'Comment savait-il pour le banc ? Pourquoi a t-il fait ça ?..' Un petit rire nerveux me submergea. Qu'est ce que ma mère devenait mystérieuse. J'en oubliais presque la présence de l'homme qui se racla bruyamment la gorge pour me rappeler sa présence.

- "Mademoiselle Hadden-Davis ? Puis-je me permettre ?" Il montra de ses yeux mes brouillons que je lui tendis avec hâte. "Pour être franc, j'ai été totalement ahurie par vos brouillons. Votre finesse, & vos sentiments exprimés sur ces brouillons montrent que vous êtes une personne vraiment très douée pour l'écriture. Je vous félicite pour tout cela. Mais pourquoi n'avez-vous pas essayé d'en faire votre métier plus tôt ?"
Il s'en prenait à la partie la plus sensible de mon existence. Cette question m'était souvent posée, & je ne savais jamais comment y répondre.
- "Le.. Enfin.. Le mannequinat me prenait beaucoup trop de temps pour me permettre un deuxième métier." Il était certes vrai, mais ce n'était pas la seule raison. Il me sourit vaguement, puis reprit :
- "Eh bien, je suppose qu'avec votre arrêt total dans ce métier vous laisse du temps libre jeune fille. Si vous le souhaitez, je vous propose une période d'essai d'un mois, si cela se passe bien, il est possible d'envisager une suite." Mon visage s'éblouit. Etait-ce une blague ? Nous discutâmes comme cela durant des dizaines de minutes, à travers lesquels il tentait de déchiffrer mon caractère, & mes motivations à enquêter, & à accroître la popularité du magasine. L'homme m'avait rattaché à la partie 'People(s)'. Ce n'était pas vraiment la partie qui me plaisait le plus, mais une telle offre ne se refusait pas. Je débuterais alors, au début du mois de janvier, le 3 janvier à 8h. Le stress montait partiellement pour ce jour qui arrivera très vite. Il était temps de partir, & pour la dernière fois de la journée je serra la main de l'homme, tourna les talons, & m'enfuit de cet endroit. A la sortie de l'immeuble, je me retourna une dernière fois de la journée vers cette immeuble, avant de murmurer : "Apple is good, me voilà mon pote!".

___Le sourire aux lèvres, j'en oubliais même mon fameux 'inconnu'. Saisissant mon Iphone, il me fallut un certain temps de réflexion avant de taper le numéro de l'inconnu. Une tonalité, on inspire, seconde tonalité, on expire.

"Allo ?" Une voix masculine, grave, mais avec une souplesse surprenante, répondit au téléphone. "Bonsoir, veuillez m'excuser pour mon appel. Je suis Camélia H-D', vous aviez récupéré mes brouillons.." L'homme mit un certain temps à répondre. "Oh oui, c'est.. c'est vrai." Balbutia t-il. Etait-il gêné ? En tout les cas, sa voix avait changé de ton, il paraissait moins sûr de lui, limite timide. Cela m'arracha un sourire. "J'aimerai vous rencontrer, pour vous remercier.. & Vous posez quelques questions. Est-ce possible ?" Répondis-je aimablement. "Je suis très occupé.. Dîtes-moi tout de même quand vous souhaitez, j'essayerai de m'arranger." Bizarrement, il dégageait une sorte de manque de confiance ne lui, qui m'intriguait. "Demain ? Après demain ? Le lendemain de Noël ?" Encore une fois, il mit un certain temps à répondre "..Lâche ça s'il te plaît je n'aime pas quand on touche à ma guitare!.." Il ne parlait pas à moi là.. "Le 26 décembre à 15h, je serai assis sur votre vieux banc." Il se mit à rire. "Très bien. Je voudrais juste savoir.. Votre nom ?" Marmonnais-je. "Ro.." Biip biiip biip.

___Avait-il raccroché ? J'avais la forte impression de déranger l'inconnu à chacune de mes demandes. Son comportement m'énerve. Il voulait se la jouer comme ça, il allait voir celui là. Bizarre ce gars. J'en souris de ma courtoisie. J'étais toujours bien trop aimable face à un inconnu, s'il savait comme je manque énormément de confiance en moi. Il ne tardera pas à s'en apercevoir ce 26 décembre.

# Posted on Monday, 06 July 2009 at 4:14 PM

Edited on Thursday, 23 July 2009 at 5:22 PM